Expressions Anciennes

On emploie souvent des expressions, sans en connaître exactement la signification, en voici quelques unes
Les fées

Les premiers contes de fées datent du moyen-âge, les romains eux croyaient à l'existence de nymphes, dinités des bois....Les fées sont belles, vivent près des sources et des rivières et peuvent s'éprendre de mortels.
Les hommes de l'antiquité croyaient aux Fata (fée) qui décidaient du sort des mortels. Elles étaient trois: Clotho filait le fil de la vie, Lachésis le déroulait et Atropos donnait la mort.
A la fin de l'antiquité, toutes les croyances se sont mêlées aux légendes venues de Bretagne et d'Irlande, qui parlaient de belles femmes , souveraines de royaumessurnaturels.
C'est alors que les poêtes ont commencé à raconter de merveilleuses histoires.
* Mélusine aspire à vivre comme les mortelles et mener une existence de chatelaine.
* Morgane ou Viviane attirent les chevaliers dans leur royaume.
Des fées ne subsitent que des expressions "c'est une fée" pour parler d'une femme charmante et habile ou bien "vieille fée" pour parler d'une vieille dame peu sympathique.

Jeter aux oubliettes

Les seigneurs peu scrupuleux, mettaient dans le sous sol de leur chateau, dans ses cachots "oubliettes", les personnes dont il voulait se débarasser. Ces endroits ont laissé dans la population un souvenir terrifié.
De cette expression, il n'en reste que le sens figuré: les projets ou bonnes résolutions sont jetées aux oubliettes.

L'habit ne fait pas le moine

ce vieux proverbe, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Dans la société de l'époque, chacun devait avoir l'air de ce qu'il était: les costumes indiquaient le rang social. Tout avait une valeur: le tonsuré était clerc, celui qui se déguisait, commettait une véritbale usurpation d'identité.

Mettre sa main au feu

affirmer quelque chose énergiquement au point d'y risquer sa main, on y retrouve les jugements de Dieu.
Cette pratique barbare, "ordalie" était utilisée pour permettre à un acccusé de faire la preuve de son innocence, en tout dernier recours. S'il sortait "indemne" de l'épreuve, c'est que Dieu le protègeait, et il était innocenté.
Iseult, la douce amie de Tristan, fut soumise au supplice du brasier,jugée coupable de tromperie, ce qui était vrai. Cette dernière usa de ruse et bien que plongeant ses bras dans le brasier, sa peau ne fut pas brûlée. Le chemin menant au brasier était si boueux que la reine demanda à un lépreux de la porter, et prononça le serment que jamais aucun homme ne l'avait touché sauf son mari et le mendiant. Le mendiant n'était autre que Tristan, mais l'amour ne pouvait que triompher ....

Monter sur ses grands chevaux

La société des chevaux était hiérarchisée, tout comme celle des hommes:
* le bas peuple travaillait avec des chevaux de labour, pour un chevalier, s'était un déshonneur de les monter.
* les dames montaient les chevaux de parade.
* les aristocrates montaient les chevaux de bataille ou destriers (le cheval était tenu de la main droite).La grande valeur de ces chevaux , faisait que le cavalier devait ménager sa monture car de la bonne santé de l'animal, dépendait lavie du cavalier. C'est pourquoi l'animal était monté juste avant le combat, au dernier moment.

Payer en monnaie de singe

Du temps où le pont qui relie l'ile de la Cité à la rue Saint-Jacques (petit pont) était payant, seuls les jongleurs qui avainet un singe, était dispensé du péage à condition de faire le nuémro devant le péager.
Livre des métiers du XIIIème siècle: si le singe est au joueur, jouer en doitdevant le péager, et pas son jeu doit être quitte.
De nos jours, payer en monnaie de singe, peut signifier payer en fausse monnaie.

Prendre des vessies pour des lanternes

Une lanterne peut ressembler à une vessie (vessies de proc gonflées d'air ou vides), mais les confondre est une véritable méprise. En ancien français, vessie et lanterne avaient presque le même sens : une lanterne était un conte à dormir debout et une vessie une chose creuse, une bagatelle !!.
la betise de celui qui prend des vessies pour des lanternes, n'est pas de confondre les deux objets mais d'accepter une ânerie plutôt qu'une autre.

Promettre monts et merveilles

Faire des promesses mirifiques: au moyen -âge on promettait les monts et les vaux (vallées).Avec le temps les merveilles ont pris la place des vaux, en renforçant le sens du mot mont, très vieux français.

Taillable et corvéable à merci

Les charges qui pesaient sur les cerfs étaient lourdes et parmi elle la taille impôt du au seigneur, ainsi que les corvées, travaux que les serfs résuisitonnés devaient effectuer pour ce dernier.
aujourd'hui celui qui est taillable est celui qui est sans recours devant les corvées, cela a-t-il changé?



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