Jeux de mots



Acrostiche simple

En toutes les saisons
e N toutes les occasions
il Suffit de sa clé d'enfant
pli Ons nos pauvres prétentions
esca Ladons sans gêne les nuages
ensol Eillons ! ensoleillons ! ensoleillons !
l'humanIté doit être bleue comme sa terre
le blé s'éLever comme une table d'or
le poême iLluminer l'obscurité
et tous les Enfants parleraient l'oiseau
libéré libé Ré libéré.

Gilles Brulet

Acrostiche Double

L'acrostiche est un poème dont les initiales de chaque vers, lues dans le sens vertical, composent un nom ou mot clef.

Amour parfait dans mon coeur imprimA
Nom très heureux d'une que j'aime bieN
Non, non, jamais cet amoureux ne pourrA
Autre que mort défaire ne pourrA.
Anonyme, XIXe siècle

Anagrames

Pour former un anagramme on utilise toutes les lettres d'un ou plusieurs mots pour en reformer un autre ou plusieurs autres.




Alphabet en Délire

Ce poème est un véritable défi, car chaque rime se trouve successivement à la ligne !!!


Quand Adam fut crée, tout seul il s'ennuy A
Dans de vagues pensées, trop souvent absor B
Il suppliait son Dieu de les faire ces C
Dieu crut à ses désirs devoir enfin ces D
L'homme en fut pour sa côte...Eve alors fut cré E
Elle était séduisante et belle au premier ch'F
Depuis la création, la race a peu chan G
Et de plaire et séduire, elle s'est fait la t' H
A force d'aimer, le monde s'arrond I
L'amour, ce doux plaisir, cette douce ma J
Ne donnait que bonheur et jamais de tra K
La femme était constante et le mari fid' L
Que faire? ils étaient seuls...Il faut bien que l'on s' M
Pas de rivaux d'amour, pas d'ennuis, pas de N
Oh ! C'était le beau temps des plaisirs, du rep O
Tandis que, de nos jours, on voit l'homme occu P
Courbant sous le destin, par le besoin vain Q
Et pour qui le travail, devenu necess R
S'assied à son chevet, le poursuivant sans c' S
Eh bien, soit ! travaillons... et vive la gaie T
Que jamais le chagrin ne nous trouve abatt U
J'ai vu soixante hivers, je pense avoir trou V
Des amis que je tiens en réserve, au beau f' X
Je crois à ce bonheur : comme moi, croyez- Y
Et qu'un Dieu protecteur nous soutienne et nous Z

Poème anonyme extrait d'un almanach du XIXè siècle




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